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Francisco Sobrino

1932-2014
En 1959, il s’installe à Paris, s’intéressant à la recherche visuelle et approfondissant les études sur la structure et la dynamique des formes, de la perception et des couleurs. Les œuvres de cette période sont principalement en noir et blanc, caractérisées par des progressions systématiques de formes qui génèrent des effets optiques. En 1960, avec Julio Le Parc, François Morellet et d’autres, il fonde le Groupe de Recherche d’Art Visuel (GRAV) qui, actif à Paris jusqu’en 1968, synthétise le concept de la fonction sociale de l’art, conçu comme un produit non plus individuel mais collectif. Depuis 1961, Sobrino concentre ses recherches sur les constructions tridimensionnelles, utilisant des éléments modulaires en plexiglas transparents, monochromes et polychromes, dont les structures régulières, en raison du chevauchement des pièces, semblent changer selon le point de vue de l’observateur. En 1964, il expose à Documenta de Kassel, et l’année suivante à l’exposition «The Responsive Eye» au Museum of Modern Art de New York. Pendant cette période, à Sarcelles, en France, a créé une grande structure, en acier inoxydable, qui représente la première de ses nombreuses interventions urbaines et réalise une recherche sur la lumière, en se concentrant sur les questions de réflexion, d’absorption, de transparence et de jeux optiques provoqués par les ombres. Dans la seconde moitié des années 1960, il crée des objets cinétiques qui pourraient être manipulés par le spectateur et, malgré la dissolution du groupe GRAV en 1968, il poursuit ses recherches sur les structures tridimensionnelles. Depuis 1971, il reçoit des comissions des villes de Grenoble, Madrid et Paris pour la création de sculptures à installer dans les lieux publics. En 1976, l’artiste a étudié comment intégrer l’énergie solaire dans son travail, arrivant en 1981 pour créer une sculpture d’auto-énergie. Sobrino,dont les œuvres sont présentes dans d’importantes institutions muséales, telles que la Tate Gallery de Londres et le Museum of Fine Arts de Boston, est décédé à Paris en 2014

“Il est rassurant de constater la cohérence et la vitalité de ces recherches plastiques, solidement ancrées dans une nouvelle tradition issue d’une révolution artistique, mais dont les suites sont largement ouvertes à de nouvelles explorations.”

Frank Popper, 1989

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