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Les Avant-Gardes à Paris

25 septembre - 10 Novembre 2020

La Galerie A&R Fleury, pour son programme d’automne, est heureuse de présenter « Avant-gardes », une exposition ambitieuse, proposant une vision significative des artistes ayant appartenu aux révolutions artistiques de l’art moderne et d’Après-Guerre.

Au travers d’une sélection rigoureuse, le parcours débute par une très belle sélection d’oeuvres fauves montrant au visiteur toute l’audace chromatique de ce groupe. Déclenchant le scandale en s’éloignant de la représentation fidèle au profit d’une voie fortement expressive, Matisse, Derain, Dufy, Manguin, inaugurent en 1905, le grand siècle des avant-gardes.

Héritier de Cézanne et des arts primitifs, Le cubisme émerge comme le courant le plus décisif de l’art moderne, bouleversant encore plus la représentation du réel, aussi bien en peinture qu’en sculpture. " Avant-gardes " réunit plusieurs oeuvres emblématiques de ce mouvement ; parmi elles " L’homme au hamac " d’Albert Gleizes et " Femme au luth " d’Ossip Zadkine.

À travers ce parcours au sein des avant-gardes, il ne faudra pas passer à côté de l’oeuvre majeure de Victor Brauner, qui bénéficie en ce moment d’une grande rétrospective au Musée d’Art Moderne de Paris.

Le parcours de l’exposition révèle également quelques oeuvres importantes issues de l’entre-deux-guerres. Le collectif Abstraction-Création, fondé notamment par Auguste Herbin, définit une approche non-figurative par l’abstraction et la géométrisation des formes. Au lendemain de la guerre, la scène parisienne semble se scinder en deux : d’un côté ceux poursuivant la voie de l’abstraction géométrique, de l’autre, le renouveau, avec une génération d’artistes prête à vivre les expérimentations de l’art informel.

Dans cette perspective de dialogue informel, la galerie met en scène les grands peintres abstraits des années 50. Tous radicalement tournés vers une expression libre, les artistes redéfinissent le métier pictural : grattages, coulures, empâtements, ou encore griffures deviennent sous leurs outils-pinceaux des modes d’attaques de la surface peinte.

L’intelligente mise en scène de l’exposition dresse un panorama des grandes expérimentations matiéristes et gestuelles : les signes de Gérard Schneider, les écritures de Hans Hartung, le paysagisme de Maria Helena Vieira da Silva et Geer van Velde, le matiérisme de Jean-Paul Riopelle, les constructions de Serge Poliakoff, les pliages de Simon Hantaï ou encore le noir et les monumentalités de Pierre Soulages.

La vogue des ces courants et mouvements artistiques n’aura duré qu’un temps, mais leur influence restera présente jusqu’à nos jours.


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Oeuvres

Victor Brauner

Moulure modifiée n°3, 1956
Huile sur toile
65 x 54 cm | 25 5/8 x 21 1/4 in.