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Victor Vasarely

1906-1997

Victor Vasarely, peintre français d’origine hongroise, est reconnu comme le père de l’art optico-cinétique pour l’invention, au tournant des années 1950, de nouveaux modes de conception et de diffusion de l’art. En mettant au point un nouvel alphabet plastique constitué de formes géométriques simples et de couleurs pures combinées entre elles, Vasarely a conçu un art jouant de nos perceptions visuelles, un art populaire à la portée de tous.

Né à Pécs en Hongrie en 1906, Vasarely s’inscrit en 1925 à la faculté de médecine de Budapest. Il n’y restera pas longtemps mais conservera toujours un amour des sciences et de la méthode. Au fil de ses premiers métiers, dont celui de dessinateur d’encarts publicitaires, il reçoit l’enseignement de Sandor Bortnyik, fondateur de l’école Mühely sur le modèle du Bauhaus, où il découvre les théories constructivistes, les recherches abstraites et les techniques du graphisme, qui auront un impact considérable sur son oeuvre future.
Vasarely s’installe à Paris en 1930 où, pour gagner sa vie, il travaille comme graphiste dans des agences publicitaires, ce qui lui permet de poursuivre ses recherches plastiques. Ce n’est qu’après-guerre, en parallèle de la fondation d’une galerie rue La Boétie avec Denise René, que Vasarely intensifie sa propre pratique artistique. « Pour exprimer mes idées-sensations, pour manifester mon option idéologique […] il fallait que je crée » confessa-t-il plus tard. Dans ces années qui voient émerger l’abstraction gestuelle, Vasarely se distingue par l’établissement progressif du langage cinétique. C’est la période Belles Isles ou Cristal-Gordes composées de formes abstraites, inspirées de la nature, et de grands aplats colorés et contrastés, qui annoncent les séries à venir.

En 1952, Vasarely signe un Hommage à Malevitch. Repartant du carré noir sur fond blanc du peintre russe, Vasarely établit une construction de carrés et losanges dans des dégradés de gris, blancs et noirs, et introduit un espace illusionniste en mouvement qui sollicite les facultés de perception du spectateur. Le cinétisme est né et Vasarely le résume en ces termes : « Pour moi, le cinétisme est ce qui se passe dans l’esprit du spectateur quand son œil est obligé d’organiser un champ perceptif tel qu’il est nécessairement instable ». Dans cette période d’enthousiasme créatif, Vasarely conçoit en 1955 l’exposition collective « Le mouvement », considérée aujourd’hui comme l’acte de naissance du cinétisme. Dix ans plus tard, l’exposition « The Responsive Eye » se tient au MOMA à New-York et introduit le terme « Op art », dont Vasarely est internationalement reconnu comme le fondateur.

À partir des années 1960, Vasarely établit son alphabet visuel, une véritable esthétique constituée d’un nombre restreint de formes géométriques simples et de couleurs pures, les « unités plastiques ». Associées entre elles dans une parfaite maîtrise des matériaux choisis, elles offrent un nombre presque infini de combinaisons. Plusieurs périodes se succèdent, du Folklore planétaire à Hommage à l’hexagone, chacune se fondant sur les lois scientifiques de l’optique et une programmation combinatoire.

L’art de Vasarely, qui donne l’illusion du mouvement sans jamais le créer vraiment, se diffuse alors largement et rencontre un immense succès populaire, phénomène suffisamment rare pour être signalé. Il parvient ainsi à faire aboutir une idée datant du début du siècle chez certains artistes abstraits, notamment les héritiers du Bauhaus et ceux liés à l’abstraction géométrique : dégager une méthode capable de créer un langage plastique à portée universelle, un art total capable de s’intégrer dans la cité.


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“Le moment crucial de chaque artiste est sa transmutation « d'être récepteur » en « être émetteur » : là, il devient créateur, être rarissime découvrant son rôle qui consiste à donner.”

Victor Vasarely

Oeuvres

Victor Vasarely, ARA

1977

Victor Vasarely, Horna

1957/1987

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